Hélène Fleury 

artiste-céramiste

J’ai commencé à tourner à 11 ans. Je passais toutes mes fins de semaines à La Boutique d’Argile, un ancien poulailler. Le lieu était poétique, tout en bois avec de grandes fenêtres à carreaux. La poterie était en vogue. À l'âge de 19 ans, je gagnais déjà ma vie comme céramiste. Mais trop inexpérimentée pour réaliser à quel point j’aimais ce médium, j’ai poursuivi mes études en arts visuels. J’étais prête à mourir de faim pour devenir artiste. 

 

J’ai survécu. J'ai réalisé nombre de projets, certains grandioses, d’autres plus humbles. Mais pour moi, toucher l’argile avait été un verdict: je l’aimerais pour toujours. J’ai eu beau faire du portrait, de la sculpture, de la peinture, un peu d’illustration, fonder mon entreprise spécialisée en trompe l’oeil, diriger de grands chantiers de murales, j’entendais toujours l’appel de cette matière magique, qui, tant qu'elle n'a pas subi l'épreuve du feu, peut éternellement revenir à l'état de boue. J'éprouvais une certaine satisfaction à faire des modèles en argile pour couler mes oeuvres en bronzes, mais il y avait trop d'étapes laborieuses, répétitives et techniques pour aboutir au produit final. Je rêvais de faire des pièces uniques. 

 

Ce choix implique de grands sacrifices qui demandent une bonne part d'humilité parce qu'aucun succès n'est garanti jusqu'à la toute fin. C’est déjà un défi de réussir un simple bol, alors quand il s’agit d’une pièce façonnée ou modelée en plusieurs parties, les risques de déformation et de fissures sont énormes, sans compter les multiples problèmes de cuisson possibles et la coloration dont on ne connaît le résultat qu'après la dernière cuisson. Tout est interactions chimiques. Il faut parfois des années de déception avant d'arriver à une certaine constance.

 

Pendant douze ans, j'ai séjourné régulièrement en Catalogne où j'avais une mini maison de campagne avec un atelier. C'est là que j’ai pris le temps de revenir à mes premières amours. Je me suis initiée au raku, à la très belle école d'art de Tortosa: Escola d'Art i Disseny.  Comme le climat Méditerranéen permet de cuire à l’extérieur toute l’année et qu’il faut préparer soi-même ses glaçures en laboratoire, l’expérimentation est très intensive.

 

Depuis mon retour à Québec, je poursuis l’exploration de cet univers infini qu’est l'art de la céramique.

Pour en savoir plus, visiter le site d'artiste: www.helenefleury.com

Hélène Fleury - artiste céramiste

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